Entretenir et réparer une construction

Un ouvrage subit les attaques du temps d’autant plus durement qu’il manque d’entretien. En réparant les petits désordres dès qu’ils apparaissent et en exploitant les progrès des matériaux et des techniques pour améliorer son habitat, on préserve sa valeur et son agrément. Une analyse périodique de l’état d’une construction permet de déceler le début d’une dégradation et d’y remédier avant qu’elle ne dégénère en désordre grave, avant de rénover ou de modifier un ouvrage.

État des ouvrages:

Examinez soigneusement son état afin d’éviter des mauvaises surprises qui compliquent la tâche et alourdissent le budget prévu. Les désordres les plus préoccupants se trahissent par quelques symptômes élémentaires.

Une fissure signale un début de désordre dans le gros œuvre et forme une faille permettant l’infiltration de l’eau ce qui accélère la détérioration. Il faut évaluer au plus tôt :

  • sa profondeur (traverse-t-elle complètement la paroi ou est-elle seulement superficielle ?) ;
  • son origine (angle d’une ouverture, base des fondations, angle d’une pièce, chaînage, etc.) ;
  • son état hygrométrique (l’eau s’y est-elle déjà infiltrée ?) ;
  • le matériau qu’elle traverse (parpaing, brique, béton, mortier d’assemblage, enduit, etc.).

Les taches d’humidité peuvent trahir des dégâts sous-jacents car l’humidité « couve » souvent longtemps avant d’apparaître à la surface. Il faut rechercher la source d’infiltration de l’eau et repérer son cheminement dans les matériaux. Toute action se limitant à simplement masquer l’humidité apparente risque fort de favoriser l’expansion sournoise du désordre et d’accélérer la dégradation.

Relevés et métrés:

Dans un ouvrage ancien, les faux équerrages et différences de niveaux entre planchers et plafonds de pièces contiguës sont assez fréquents donc il faut relever avec le plus grand soin les dimensions et positions respectives des diverses parties.

Un « point zéro » sert de départ à une série de relevés qui sont reportés sur des vues cotées en élévation et en plan, complétées de coupes aux points particuliers (traversées de canalisations, cheminées, etc.). L’emploi d’un niveau assure la précision des relevés qui montre les distorsions des pièces notamment les différences de niveau entre arases de plancher ou de plafond, le faux équerrage d’embrasures, l’inclinaison d’un mur ou encore la flèche d’une poutre.

Traçage de la référence de niveau:

À partir du coin le plus proche de l’entrée dans la pièce, marquez d’abord un repère à 1 m du sol. Avec le niveau et le cordeau, tracez la ligne de référence qui part de ce repère. Prolongez ce tracé dans les pièces contiguës : vous avez déterminé un plan horizontal de référence pour relever toutes les cotes.

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