La famille botanique des crucifères

La famille des crucifères est une des plus importantes du jardin et ses organes disposés en croix et permettent de les identifier. La famille botanique des crucifères réunit trois cent cinquante genres et plus de quatre mille espèces. Les crucifères sont cosmopolites et ils étaient jadis appelés porte-croix. On les rencontre surtout dans l’hémisphère nord. En France, soixante dix-huit genres et deux cents espèces appartenant à cette famille sont recensés.

Plus on s’éloigne du nord, plus les crucifères deviennent rares. Ils représentent 19% de la flore du Spitzberg mais seulement 1% de celle du Sénégal.

Plantes herbacées sont annuelles, bisannuelles ou vivaces, les graines renferment deux cotylédons : les plantes sont dites dicotylédones. Les crucifères se reconnaissent le plus souvent à leurs fleurs, ces dernières portent quatre sépales et quatre pétales de taille similaire disposés en croix. Sur les six étamines, quatre sont très apparentes. Cette disposition en croix a donné son nom à la famille.

Chez les crucifères, le fruit est un silique allongé et sec qui porte les grains sur une cloison centrale à maturité, la silique s’ouvre de bas en haut et permet aux graines de se disperser. Les racines sont grosses et charnues de plus toujours pivotantes, ces caractères sont les plus remarquables de la famille. Ils permettent d’en reconnaître les membres à coup sûr.

De grosses légumes:

Beaucoup de crucifères sont cultivées comme les plantes alimentaires ou oléagineuses. Le genre Brassica regroupe tous les choux mais aussi les navets, raves, rutabagas et le colza. On trouve aussi parmi les crucifères, les radis, le raifort, la moutarde, le cresson de fontaine et le cresson alénois.

Des plantes officinales:

Beaucoup de crucifères renferment des propriétés thérapeutiques, elles sont le plus souvent condimentaires, stimulantes ou dépuratives. La moutarde noire (Sinapis saigna) renferme dans ses graines des huiles aux vertus excitantes.

Le chou des Kerguelen et le raifort (Cochlearia officinalis) figurent parmi les plus puissants antiscorbutiques connus. L’industrie utilise le pastel (Isatis tinctoria) qui fournit l’indigo blanc, cette couleur bleuit avec l’oxydation.

Beaucoup de crucifères sont spontanées dans la flore sauvage, certaines sont considérées comme des mauvaises herbes. C’est le cas de la bourse-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris) qui apprécie surtout les endroits déshérités et rocailleux.

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