Les composants et le dosage des mortiers

La sélection et le dosage des composants d’un mortier doivent tenir compte du travail à effectuer, des matériaux à assembler, de la technique de maçonnage et de l’usage de l’ouvrage réalisé. En dehors de la qualité du liant, celle des autres composants ne doit pas être négligée. L’eau donne au mélange sa consistance pâteuse, mais elle participe surtout aux réactions chimiques qui assurent la prise et le durcissement du mortier donc elle doit être propre.

Les composants:

En particulier, les sels minéraux réapparaissent à la surface du mortier sec provoquant des inflorescences inesthétiques. L’eau potable convient normalement sauf si elle est ferrugineuse.

Le sable ne doit pas non plus contenir trop d’impuretés (boue, matières organiques).

Pour vérifier sa propreté :

  • Frottez une poignée de sable entre vos paumes : s’il laisse des traces grises ou colorées, il faut le laver ;
  • Pour cela, remuez-le dans un tamis sous l’eau courante. Le meilleur sable est celui de rivière avec des grains ne dépassant pas 5 mm de diamètre.

Le dosage:

Les dosages sont établis avec du sable sec ce qui est rarement le cas dans la réalité. Or, le sable humide occupe un plus grand volume que du produit sec : c’est le phénomène du foisonnement. Pour calculer la correction :

  • remplissez un seau de sable humide jusqu’au repère des 10 litres, recouvrez d’eau et mélangez : le sable se tasse ;
  • avec un récipient gradué, ajoutez du sable pour revenir au repère : si vous rajoutez 2 litres cela signifie que vous devez compter 12 litres de sable humide quand le dosage de sable sec est de 10 litres.

Le dosage de l’eau a également beaucoup d’importance :

  • un mortier trop liquide est perméable, craint le gel et a un retrait important (cause de fissures) ;
  • un mortier trop sec se travaille mal et tend à s’effriter au contact des matériaux poreux.

Il faut utiliser d’autant plus d’eau de gâchage que le sable est fin.

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