Les rosiers à grandes fleurs

Les rosiers à grandes fleurs évoquent la rose des fleuristes de culture facile, ce sont les rosiers les plus plantés. Un exemple : le Tamengo est rosier hybride de thé obtenu par Meilland. Ses superbes fleurs rouges ornent le jardin et dès qu’elles soient coupées, elles embellissent la maison. Appelés aussi rosiers à massifs, les rosiers à grandes fleurs regroupent les hybrides de thé et les floribundas. En général, les premiers ont de grandes fleurs uniques ou par deux alors que les secondes elles sont réunies en bouquets (de trois à sept) et ils créent un effet de masse.

Ce sont des arbustes de 0,60 à 1,20 m de hauteur à tige droite peu ramifiée au beau feuillage vernissé et à floraison remontante, c’est-à-dire quasi continue du printemps à l’automne et leurs fleurs sont toujours doubles (de vingt à quarante-cinq pétales). Leur bouton pointu est dit turbiné, les roses mesurent de 8 à 15 cm de diamètre et certaines possèdent un attrait supplémentaire : le parfum.

Le jardinier qui cultive ces rosiers pour la fleur à couper peut les planter au potager ce qui évite de dégarnir le jardin d’ornement.

Les accompagner d’autres fleurs:

Planter entre les pieds de rosiers ou en bordure du massif de petites plantes à fleurs : pensées, myosotis, phlox nains, œillets mignardise, campanules et autres. Ces fleurs s’épanouissent au printemps puis en été, elles masquent les tiges à la base souvent dénudée et limitent le développement des mauvaises herbes.

Histoire de la rose:

Les rosiers sont originaires de régions du globe très éloignées les unes des autres mais toutes situées dans l’hémisphère Nord. Ils sont cultivés depuis la plus haute Antiquité en Chine, en Iran et en Syrie. En 600 avant J-C, se développent en Grèce puis à Rome des espèces du rosier Rosa gallica qui pousse à l’état spontané dans le bassin méditerranéen.

Sous l’effet de croisements naturels (dus au transport du pollen par les insectes) et des cultures, ces espèces évoluent. Les premières roses chinoises, Rosa indica fragrans, sont expédiées en Europe vers 1750 par un pépiniériste de Canton. Cette rose de Chine au parfum de thé, au feuillage brillant et aux couleurs irisées commence à être croisée avec les roses européennes. Ces dernières sont au nombre d’une centaine environ à la fin du XVIIIe siècle. L’impératrice Joséphine réunit dans son jardin de La Malmaison les cent dix-huit variétés connues à l’époque.

Au xix siècle, les hybridations se succèdent et à la beauté de la fleur s’ajoutent des caractères de remontance, de floribondité et de rusticité de l’arbuste. Les variétés modernes descendent les unes des autres car aujourd’hui, l’homme maîtrisant la génétique du rosier a le pouvoir d’accélérer le processus de transformation.

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